"Extrait" - Pythagore et la Musique des Sphères
Introduction.
La force du son est connue depuis la plus haute antiquité. Le son est le grand initiateur, et l’on pourrait même dire initialisateur de la vie aussi bien matérielle que spirituelle. Nous avons choisi de vous présenter l’une des arcanes les plus occultes de l’école de Pythagore, celle de la « Musique des sphères » qui reste l’une des plus mystérieuses. Si actuellement nous pouvons écouter les sublimes symphonies de nos grands maîtres, comme, par exemple, celles de Jean Sébastien Bach, Mozart, Beethoven et bien sûr celles de notre époque, c’est grâce à l’école Pythagoricienne, mais surtout à Pythagore qui a su entendre cette « musique des sphères » et ainsi nous mettre à disposition un système nous permettant de travailler avec et pour la gloire de notre Dieu via la gamme musicale. Nous sommes persuadés qu’il existe un lien entre la matière sonore et la matière originelle du monde. Un lien entre le Macrocosme et le microcosme. Un lien entre les sons et notre corps. Une connexion possible avec la divinité par le biais de la musique. Pythagore était-il un maître spirituel, un savant ou un philosophe ? Quelle est la clef de la magie Pythagoricienne ? … Nous allons donc essayer, de vous éclairer sur ce sujet, qui nous tient particulièrement à cœur. Nous vous souhaitons une très bonne lecture.
I - Présentation de Pythagore.
Pythagore serait né à Samos vers 569 et décédé à Crotone vers 475 avant notre ère. Né dans l'Ile grecque de Samos, c'est à Crotone, au sud de l'Italie, qu'il y passa une majeure partie de sa vie. Il a vécu à la même époque que Lao-Tsé en Chine, Bouddha en Inde et Zarathoustra en Perse. A l’âge de 18 ans, il participa aux Jeux olympiques où il y remporta toutes les compétitions de pugilat (sport de l’antiquité comparable à la boxe, dans lequel les combattants portaient au point un gant garni de fer ou de plomb). Après ses victoires, il décida alors de voyager. Il passa quelques années auprès de Thalès et de son élève Anaximandre en Ionie. Puis en Syrie, il séjourna auprès des sages Vénitiens qui l’initièrent aux mystères de Byblos, et par la suite au mont Carmel, situé au Liban. De là, il s’embarqua pour l’Egypte, voyage qui lui permis de se familiariser avec les plus grandes traditions religieuses, philosophiques et scientifiques de son époque ; il y resta
20 ans.
Lorsque les Perses envahirent le pays, Pythagore se serait retrouvé prisonnier puis conduit à Babylone. Durant ses 12 années, il aurait acquis le savoir des scribes et des mages babyloniens.
Après une quarantaine d’années de voyages, Pythagore avait assimilé toutes les règles mathématiques.
Il décida de retourner dans son île natale de Samos en mer Egée, avec l’intention de fonder une école qui rassemblerait la philosophie et les règles mathématiques découvertes.
Cependant, pendant son absence, le tyran Polycrate avait changé le régime libérale de l’île en un régime intolérant et conservateur. C’est pour cela que Pythagore refusa l’invitation de Polycrate à sa cour et quitta la ville pour s’installer dans une grotte.
Fatigué par son isolement, il proposa de l’argent à un garçon, qui, par hasard, selon certain de nos historiens, s’appelait également « Apollon Pythagore » ; il devînt son élève, puis son disciple.
Après la création de « l’Hémicycle de Pythagore », Polycrate contraint le mathématicien d’y enseigner les réformes sociales. En désaccord avec Polycrate, Pythagore décida de partir à Samos avec sa mère et son disciple.
Pythagore débarqua à Sybaris et s’installa à Crotone. Il eût une grande chance, celle d’y trouver Milon, l’homme le plus riche de la ville et l’un des plus fort de Grèce (couronné 12 fois aux Jeux Olympiques et Pythiques).
Pythagore était-il un maître spirituel, un savant ou un philosophe ?
Ces trois vocations s’harmonisaient en lui, ce qui explique pourquoi il fonda une école philosophique et spirituelle à Crotone (la Fraternité Pythagoricienne) où il eut environ 218 adeptes (certains avancent le nombre de 600), en fait des Pythagoriciens.
On pouvait y trouver, Hippocrate de Chios, Théodore de Cyrène, Philolaos, Architas de Tarente et Hippase.
Cette école Pythagoricienne perdura plus de 150 ans. Elle pratiquait la mise en commun des résultats dans un espace secret, ce qui rend difficile la distinction entre les travaux de Pythagore et de ceux de ses disciples.
Ils n’étaient pas tous mathématiciens. Hippase, l’un des premiers Pythagoriciens, inventa la moyenne harmonique. Il était ainsi le chef des « acousmaticiens », les candidats à l’initiation, tandis que Pythagore dirigeait les « mathématiciens », les initiés.
Chaque disciple adhérant à la Fraternité devait faire don de toutes ses possessions dans un fond commun et s’ils la quittaient, ils recevaient le double de ce qu’ils avaient offert en arrivant et on érigeait une stèle en leur mémoire.
Pythagore testait les candidats sur leur capacité à garder le silence.
Ses disciples devaient d'abord faire vœux de silence pendant 5 ans, il les appelait « acoustique » ou « auditeur ».
Ce n’est qu’à la fin de leur initiation au silence qu’ils pouvaient entamer des études en astronomie, en géographie, en médecine…
Leurs textes étaient eux aussi soumis au secret, rédigés dans un langage à double sens, accessibles uniquement aux initiés.
Ils parlaient de sumbola (symboles) et d’ainigmata (énigmes).
La plupart des connaissances étaient transmise oralement.
Les « acousmaticiens » avaient les résultats, les « mathématiciens » avaient les résultats et les démonstrations.
Le fondement de la Fraternité Pythagoricienne était : « TOUT EST NOMBRE ».
Les Pythagoriciens croyaient que toutes les relations d’observations (en musique, en mathématique, en astronomie …) étaient ramenées à des relations entre nombres. Avec les Pythagoriciens, l’univers des mathématiques s’est élargie vers la musique, la mécanique … et l’arithmétique comme la science des nombres.
C’est à eux que l’on doit les premières véritables démonstrations de l’histoire.
Grâce à la musique, il comprit le premier que les rapports numériques mettaient en son l’harmonie, que l’ordre des cieux s’exprimait par une gamme musicale : la musique des sphères. « Le bon ordre et la beauté ».C’est alors que l’histoire du monde se raconta comme la lutte du Cosmos contre le Chaos.
Le projet des Pythagoriciens était de donner à la connaissance de la nature un fondement numérique.
Après avoir fondé la Fraternité, Pythagore inventa le mot Philosophe.
A l’occasion des Jeux Olympiques, Léon, prince de Philius demanda à Pythagore comment il se définissait. Il répondit : « Je suis un Philosophe. La vie, prince Léon, peut être comparée à ces jeux publics, car dans le vaste public assemblé ici se trouvent des gens qui sont attirés par le gain, d'autres par les espoirs de la renommée et de la gloire. Mais il y en a aussi qui sont venus pour observer et comprendre tout ce qui se passe ici.
Il en va de même avec la vie. Certains sont menés par l'amour et la richesse, d'autres guidés aveuglement par la soif insensée de puissance et de domination, mais l'homme le plus noble se consacre à la découverte du sens et du but de la vie. Il cherche à découvrir les secrets de la nature. C'est celui que j'appelle un philosophe car , bien qu’aucun homme ne soit sage à tous égards, il peut aimer la sagesse comme clef des secrets de la nature. »
Le succès de la Fraternité se propagea dans le monde antique, mais les découvertes restèrent jalousement gardées. Seuls les esprits les plus brillants y accédaient.
Cylon fut refusé et s’en offensa. Il se vengea 20 ans plus tard.
A la 67e Olympiade, en 510 av J-C, une révolte éclata dans la cité voisine de Sybaris.
Telys, le meneur et héros de la révolte persécuta les partisans de l’ancien gouvernement menés par Polycrate.
Il souhaita expulser les traîtres vers Sybaris pour y subir leur pénitence, mais Milon et Pythagore demandèrent aux citoyens de Crotone de résister.
Après 70 jours de guerre, Milon remporta la victoire face à Telys.
Cependant, après la guerre, le peuple sous l’influence de Cylon, craignit que les terres fussent données aux Pythagoriciens.
Alors Cylon lança le peuple à l’assaut de la « Fraternité Pythagoricienne » et détruisit la plus brillante école de mathématiques jamais vue.
Les bâtiments furent incendiés et Pythagore ainsi que certains de ses disciples périrent.
Après la mort de son fondateur, la Fraternité quitta Crotone pour d’autres cités mais les persécutions continuèrent.
L’œuvre de Pythagore continua cependant à vivre dans la mémoire de ses disciples.
Pythagore croyait à la métempsycose. (la transmigration des âmes, doctrine d'origine indienne).
La plupart des penseurs anciens, notamment Platon et Aristote en Grèce, Cicéron chez les romains, ont indiqué clairement, par leurs témoignages, que sa pensée vivait en eux.
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